Mars 2018
Un parfum de déjà vu


 

Après la journée d’action du 30 janvier la « grogne » persiste dans les EHPAD, les salariés et les directeurs ne se contentent pas de la « poudre de perlimpinpin » lâchée par le gouvernement (7500 € par structure) ! face à ce mépris, une deuxième journée d’action a eu lieu le 15 mars en même temps que la manifestation des retraités.

Le malaise persiste, voire s’amplifie à l’hôpital notamment après le drame du CHU de Grenoble. Loin de répondre aux revendications, le gouvernement « en rajoute » avec la remise du rapport Spinetta sur la réforme ferroviaire qui se propose d’ouvrir les portes à la concurrence et de fermer les lignes les moins fréquentées.

Sa méthode, une pseudo concertation, et l’utilisation des ordonnances (passage en force) pour détruire le statut des cheminots... Prémices à d’autres remises en cause de tous les statuts et conventions si ce coup de force réussissait. Pour répondre à ces mauvais coups portés aux services publics, les cheminots étaient aux côtés des fonctionnaires dans les rues le 22 mars, rejoints par nombre d’autres salariés des secteurs de la Sécurité sociale, de la CAF, de Pôle emploi, qui eux aussi appellent à la grève.

Les plus anciens ou férus d’histoire se souviennent que le 22 mars 1968 a été le point de départ de la contestation qui conduisit au mouvement de mai 68, séisme social qui provoquera en 1969 le départ du Président de la République, Charles de Gaulle. L’histoire sociale retient qu’un mouvement en appelle un autre, les syndicats qui participeront au congrès confédéral fin avril à Lille débattront des suites à donner. La résolution générale donnera le ton, certes seuls nous ne pouvons pas tout faire, gageons que nos revendications seront partagées par le plus grand nombre et que le rapport de force qu’il faudra engager en permette la satisfaction. 
 

Jean-Pierre GILQUIN, 

Secrétaire  Général


Jean-Pierre GILQUIN, Secrétaire général


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