Grenoble
Suppression des TER : l'Union départementale agit

Denis Bouchard, FO-Schneider Electric

Il suivait régulièrement les comités de lignes SNCF, dans le cadre de son activité syndicale à Schneider et à l’Union Départementale FO. Ces réunions avaient lieu en début de soirée et regroupaient la SNCF, RFF et la Région RA pour chaque ligne de TER. Elles permettaient d’informer les participants des travaux et des modifications horaires qui allaient survenir. Elles n’ont pas été reconduites par la nouvelle Région Auvergne–Rhône-Alpes.

 

« Des salariés sont directement concernés par la suppression du train le soir. J’ai prévenu la direction, et fait remonter l’information à l’Union Départementale, comme d’autres.» La mauvaise gestion des départs en retraite fait doucement rigoler ce syndicaliste expérimenté, qui suit ce sujet au sein de son entreprise. En pour une fois, pas possible de mettre ça sur le dos du lampiste, le problème vient d’en haut !

La journée de travail commence par le trajet, et celui-ci est désormais bien compliqué pour nombre de salariés. L’Union départementale de l’Isère a fait part de son inquiétude à la SNCF et aux collectivités territoriales concernées et a demandé le rétablissement des trains supprimés. Elle a aussi réclamé le rétablissement des comités de lignes (auxquels FO38 participait régulièrement) qui auraient permis une information correcte des usagers.

 

« Par ailleurs, c’est un sujet qui me parle particulièrement. En effet, des sites de Schneider vont déménager sur la presqu’île. Ce ne sera plus possible de se rendre au travail en voiture à cause de la circulation et à cause de l’absence de places de parking. Pour les 3 000 salariés de ces sites, ce sera transport en commun et notamment le train. Mais si la qualité de la desserte est aussi déplorable, comment vont-ils faire ? »