Editoriaux
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Juin 2017
Reprenons des forces
Mais nous n’avons pas manqué de rappeler nos revendications. Nous sommes engagés dans des consultations qui occuperont les médias tout l’été.Les sujets sont nombreux : le plafonnement des indemnités prud’homales, le référendum à usage exclusif de l’employeur, l’articulation entre la branche et l’entreprise. D’autres points ont été dévoilés par la presse : la négociation dans l’entreprise des conditions de rupture du contrat de travail ou encore l’assouplissement des conditions du CDD, la fusion des instances de représentation du personnel, etc.. Après les concertations, le parlement sera sollicité pour autoriser le gouvernement à légiférer par ordonnances. 
 
 
FO prend toute sa place dans cette concertation, sur la base de nos revendications pour préserver les intérêts des salariés. Comme l’a rappelé Jean-Claude Mailly nous ne sommes ni naïfs ni suspicieux, nous ajusterons nos réactions en conséquence. Mais le gouvernement annonce que d’autres sujets seront évoqués dans les mois à venir concernant : la protection sociale, la mise en place d’un régime de retraite par points, l’étatisation de l’Assurance Chômage pour mettre en place un régime universel (avec des prestations affaiblies ?). L’augmentation de la CSG non pas pour financer la « Sécu » mais pour amplifier la baisse de charges des entreprises et redonner du pouvoir d’achat aux actifs (sic) pris dans la poche des retraités (dit aisés) c’est-à-dire ceux qui perçoivent plus de 1200 € ! 
 
Ces points ont été abordés à l’occasion de notre Comité général du 29 juin à Grenoble en présence de Patrick Privat, trésorier Confédéral. 
 
Bonnes vacances à toutes et tous, reprenons des forces. La rentrée 2017 pourrait devenir un temps fort, pas pour un « troisième tour social » comme en rêvent les partisans du « grand soir » mais pour éviter que le fossé ne se creuse encore plus entre les toujours plus riches et la majorité des salariés, retraités et chômeurs que ce gouvernement voudrait opposer entre eux.
 
Jean-Pierre Gilquin 
Secrétaire Général FO Isère



Janvier 2017
2017, résister ou subir

Les allocations familiales ont vu le jour en 1953 et les régimes de retraite complémentaire ont été généralisés au début des années_70. Cet édifice social vient pour grande part du programme du Conseil National de la Résistance et de la pugnacité des camarades de Force Ouvrière.

Des vents contraires soufflent depuis quelques années pour remettre en cause tout cela. Au prétexte que les déficits sociaux laisseraient à nos enfants un fardeau impossible à résorber (CRDS*). Mais aussi en exacerbant l’individualisme en faisant entrer le « renard dans le poulailler » : les Majors de l’Assurance pour mieux « plumer » la classe ouvrière. Les impétrants de tous poils n'ont que la recette libérale pour répondre à la dégradation des conditions de travail : réduire les effectifs, augmenter le temps de travail et imposer au 49-3 la « loi travail » .

Nos camarades des hôpitaux ont commencé le 8 novembre à enclencher le rapport de force, ils appellent à une journée de grève nationale à Paris le 7 Mars. Ils montrent la voie de la Résistance et ils auront tout notre soutien. D’autres professions sont excédées. Les policiers, mobilisés en permanence par l’état d’urgence totalisent des milliers d’heures supplémentaires. Les professeurs sont accusés de tous les maux, ils seraient responsables du classement dit PISA** qui verrait notre pays dangereusement reculer sur le plan de l’éducation.

La liste des attaques subies ces dernières années est longue, aussi bien dans le public que dans le privé. Le poids du chômage pèse sur des salaires toujours orientés à la baisse. La précarité broie les revendications pourtant indispensables. Les conditions de travail poussent les salariés au départ négocié ou subi.

Trop loin des réalités, nos dirigeants ne perçoivent pas le malaise. Ce n’est pas en se montrant sur les marchés pour glaner des voix que l’on baigne dans la vraie vie des gens. Cette distance qui s’accroît ne peut que mener qu’au désarroi, à bon entendeur salut_!

Bonne année 2017, renforçons notre organisation qui a montré toute sa capacité à mener les bons combats en préservant son indépendance.

 

* Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale, c'est un impôt français créé en 1996 dans le but de résorber l’endettement de la Sécurité Sociale.

** «_Program for International Student Assessment_» en anglais, et pour «_Programme international pour le suivi des acquis des élèves_» en français) est un ensemble d’études menées par l’OCDE et visant à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres et non membres.




Janvier/février 2016
Inacceptable !
La forte médiatisation du conflit d’Air France avait conduit l’exécutif à demander à la justice des sanctions exemplaires. Avec le jugement de l’affaire Good-year (séquestration de dirigeants) c’est chose faite : condamnation à de la prison ferme pour des salariés dont l’entreprise a disparu entre temps, laissant plusieurs centaines de salariés au chômage.

Notre organisation syndicale ne peut que s’indigner d’une telle décision d’une ampleur inédite. En pleine période d’état d’urgence, cela apparaît pleinement comme un acte de répression syndicale.
Pour FO Isère c’est inacceptable ! Ces salariés doivent être relaxés.



Novembre - décembre 2015
Ce qu’ils nous font !
Mauvais coup porté à nos retraites complémentaires par le tandem patronat / CFDT, aidé par le gouvernement qui voulait que d’autres organisations signent l’accord sur les retraites complémentaires. Cet accord c’est la quasi-obligation de prolonger l’activité salariale jusqu’à 63 ans à partir de 2019. Le gouvernement veut poursuivre ses basses œuvres en s’en prenant cette fois au code du travail jugé trop compliqué par certains politiques, le patronat et même par la CFDT. Ce serait donc le chantier d’avenir pour sauver l’emploi. Dans l’immédiat, c’est le temps de travail qui est dans le viseur. Et stupeur, c’est encore la CFDT qui s’illustre en signant un accord (minoritaire) de démolition des 35 heures aux hôpitaux de Paris. Comprenne qui pourra, c’est cette même organisation syndicale qui se payait des panneaux de publicité (4X3 m) voilà 20 ans pour faire la promotion des 35 heures et qui, aujourd’hui, brûle ce qu’elle a adoré ! Face à ces mauvais coups, tous nos syndicats doivent se mobiliser. Ils doivent expliquer cette collusion et inviter les salariés dans les entreprises à implanter leur syndicat FO, à renforcer nos rangs et à voter pour nos listes. Le rapport de forces syndicales nous est désormais imposé par loi sur la représentativité. Un seul mot d’ordre : développer FO en Isère. Tous les militants doivent s’y employer



Septembre 2015
Des rentrées rythmées…
Les rentrées sont désormais rythmées par les universités d’été, les partis politiques et le Medef !

Les médias se font l’écho de ces « grandes messes ». Le cru 2015 n’a pas échappé à la tradition, le Medef réclamant un vidage en règle du code du travail et le PS entamant une « macronade » sur le même sujet ou presque.

Invité au micro de Bleu Isère pour réagir sur ces faits d’actualité, j’ai rappelé que les allègement de charges, le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et le pacte de responsabilité représentaient plus de 120 milliards d’€uros avec un effet sur l’emploi équivalent à un cautère sur une jambe de bois ! Pour FO la reprise ne se fera pas sans pouvoir d’achat.
Invitée le lendemain sur ces mêmes ondes la députée Geneviéve Fioraso (ancienne ministre de  l’enseignement supérieur et de la recherche) qualifiait de « posture » cette revendication syndicale.
Interpellée par une lettre ouverte, elle a répondu à FO Isére depuis la Rochelle, où le débat sur la « macronade » mobilisait tous les médias.

Nous en resterons là, mais cela démontre bien que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour faire aboutir nos revendications.

Ce sera l’objet de nos discussions dans les réunions de nos instances en cette rentrée 2015.



Mai juin 2015
La crise à perpétuité ?
La croissance présentée comme seul remède efficace pour la création d’emplois serait orientée favorablement… dans les prévisions.

Comme le dit l’adage, quand le bâtiment va tout va, sauf qu’en Isére ce secteur a perdu 6000 emplois et ne donne aucun signe visible de reprise.
Pire, les chiffres du chômage n’ont jamais été si mauvais : soixante mille demandeurs d’emploi dans notre département, triste record . Or ce n’est peut-être malheureusement pas fini. Des plans sociaux pourraient bien provoquer encore des dégâts comme chez Euromaster (service automobile) qui annonce au CCE la suppression de 49 de postes après déjà 4 plans sociaux. D’autres secteurs ont habilement contourné l’obstacle (rupture conventionnelle /Séniors envoyés à Pôle emploi) et pourraient demain être touchés. Tout cela est le résultat de sept années de crises.
Dans les années 1990 nous avons connu le même niveau de chômage. Aujourd’hui la question se pose : combien de temps faudra-t-il encore pour s’en sortir ?
les entreprises courent sans cesse après des gains de productivité destructeurs d’emplois et déjà, selon une étude du cabinet Berger, le numérique pourrait détruire trois millions d’emplois d’ici 10 ans.
 
Le congrès de l’Union départementale, qui aura lieu le 19 juin à Fontaine sera l’occasion de débattre sur ces questions.
Tous les militants sont conviés à ce congrès pour vivre un moment fort de la démocratie syndicale !



Janvier 2015
2015, année du rapport de force
 A  l’occasion des vœux, le président de la République  s’est beaucoup félicité : de la politique de l'offre qu'il mène ; du CICE (Crédit Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi) don de la collectivité aux entreprises sans contrepartie ; du Pacte dit de Responsabilité (pas pour les actionnaires des entreprises en tous les cas !).
Pour 2015,  il attend avec  impatience la mise en œuvre de la loi  du ministre de l’économie, l’ingénieur social le mieux payé de France  (1 M€ quand il sévissait dans une banque d’affaires, voici peu).  Au programme de cette loi fourre-tout :  du  low-cost  pour le bon peuple et des  bonus  pour les milieux d’affaires.

Principaux éléments de ce projet de loi :
  • Le travail du dimanche (jusqu’à 12 ouvertures par an sans autorisation) avec  majoration de salaires  dans les entreprises de plus de vingt salariés et des négociations pour les autres ! Cette généralisation conduira rapidement à la  banalisation  et donc à la neutralisation des majorations au prétexte de la compétitivité et de  la lutte contre le chômage.
  • L’ouverture de lignes de bus  tout azimut  avec un objectif affiché de faciliter l’accès à tous des lignes délaissées par les pouvoirs publics au profit du TGV. Ainsi s’affranchiront-ils  des investissements ferroviaires. Une manière d’affaiblir encore le service public !  
  • L’amplification de mesures autour de la vielle antienne  de l’association capital/travail sous forme de quelques miettes d’épargne salariale pour le plus grand nombre …alors que les détenteurs du capital auraient droit à de nouvelles  gâteries  fiscales.
Notre congrès confédéral  se tiendra la première semaine de février en même temps  que  le débat parlementaire sur cette loi.  Notre organisation,  qui n’est pas empêtrée, définira  ce que devrait être la réaction  à venir du monde du travail face aux attaques en tous genres,  qu’elles viennent du gouvernement ou  du patronat.

Nous prendrons nos responsabilités et construirons, avec chaque organisation qui partagera nos analyses et cahier de revendications, le nécessaire rapport de forces.

Pour en finir avec cette régression sociale.



Novembre - décembre 2014
Organiser la riposte
Elle fait suite aux attaques subies par les salariés ces derniers mois : blocage des salaires dans le public et maintenant dans le privé, remise en cause des 35 heures, assouplissement du travail du dimanche et du soir... Ces mesures seraient le remède à la montée inexorable du chômage, dans une économie en panne qui voit disparaître 30 000 emplois chaque mois.


La politique d’austérité qui engendre la baisse drastique de l’investissement public, loin d’être une solution, devient un problème. Un récent sondage confirme que nos concitoyens ne croient pas aux effets du Pacte de responsabilité.
Ils qualifient de « leurre » la promesse du patronat de créer un million d’emplois. Patronat vers qui sont pourtant transférés 50 milliards.

C’est tout cela que les militants de l’Isére souhaitent combattre le 16 décembre aux côtés des milliers de manifestants qui seront présents dans les rues de Paris à l’appel de FO.

La construction du rapport de force sera aussi à l’ordre du jour du congrès confédéral qui réunira 3500 militants à Tours début février.



Novembre - décembre 2014
Organiser la riposte
Elle fait suite aux attaques subies par les salariés ces derniers mois : blocage des salaires dans le public et maintenant dans le privé, remise en cause des 35 heures, assouplissement du travail du dimanche et du soir... Ces mesures seraient le remède à la montée inexorable du chômage, dans une économie en panne qui voit disparaître 30 000 emplois chaque mois.


La politique d’austérité qui engendre la baisse drastique de l’investissement public, loin d’être une solution, devient un problème. Un récent sondage confirme que nos concitoyens ne croient pas aux effets du Pacte de responsabilité.
Ils qualifient de « leurre » la promesse du patronat de créer un million d’emplois. Patronat vers qui sont pourtant transférés 50 milliards.

C’est tout cela que les militants de l’Isére souhaitent combattre le 16 décembre aux côtés des milliers de manifestants qui seront présents dans les rues de Paris à l’appel de FO.

La construction du rapport de force sera aussi à l’ordre du jour du congrès confédéral qui réunira 3500 militants à Tours début février.



Septembre octobre 2014
Résister et préparer l’avenir
Le furtif sous-ministre du commerce extérieur oubliait de payer ses loyers et impôts tout en vilipendant les fraudeurs ! Le contrôle des chômeurs que Pôle emploi est sommé de renforcer(sic) ; la remise en cause du temps de travail dont rêvait le nouveau ministre de l’économie…
La conjugaison des hausses d’impôts et la baisse drastique des budgets de commandes publiques ont tué la croissance, entraînant le pays dans une spirale récessive, voire dans un scénario de déflation. Mêmes des proches du pouvoir dénoncent aujourd’hui cette politique dite de l’offre, qui ne signifie rien d’autre que de répondre toujours oui aux patrons et toujours non aux salariés.

FO l’a dit à la conférence sur le pacte de responsabilité, une simple opération de communication et des déclarations d’intention sans chiffrage… un chèque en blanc alors que le chomâge croît.

Ceci explique cela et notamment les salves d’applaudissements nourries a l’intention du premier Ministre qui aime l’entreprise. FO, tout comme les salariés, aiment aussi l’entreprise. Mais parfois, c’est l’entreprise qui ne nous aime plus comme c’est le cas pour les salariés d’Aenova (Saint-Quentin-Fallavier) qui se battent contre un nouveau plan social. L’entreprise si souvent n’est pas fidèle, maltraite, use les organismes, oublie aussi de réparer.

Dans ce contexte, nos militants poursuivent l’action et sont entendus par les salariés.
Une mobilisation interprofessionnelle est-elle à l’ordre du jour ? Nous ne le pensons pas. Décider d’une action seulement pour occuper le terrain est une tactique. Construire un véritable rapport de forces relève d’une véritable stratégie (plateforme revendicative, modalités d’action, calendrier) dont les organisations syndicales doivent, aujourd’hui plus que jamais, s’emparer.