Isère
Pôle Emploi, toutes les raisons sont réunies pour être en grève le 22 mai

Le tract de Pôle Emploi

Dans un tract diffusé ce jour, 17 mai, les syndicats de pôle Emploi, FO, CGT, CGC, SNU, CFDT, SNAP, Solidaires, UNSA appellent à leur tour à la grève et aux manifestations. Le Président de la République et le gouvernement demeurent sourds aux légitimes revendications portées par les agents à l’occasion de cette mobilisation. Le gel de la valeur du point est maintenu, le jour de carence est rétabli, l’injuste hausse de la CSG est mal compensée, les coupes budgétaires et les suppressions d’emplois sont confirmées.

De nouveaux projets viennent encore noircir un tableau pourtant déjà bien sombre. Tout laisse craindre en effet que CAP 22 (1) ne s’avère être qu’une opération visant à habiller de profondes remises en cause des missions publiques, ce que confirment les annonces inacceptables faites le 1er février qui, si elles sont appliquées, constitueraient à la fois une menace grave contre le Statut Général.

Les syndicats de Pôle Emploi affirment que l’opérateur public ne sera pas épargné. Tous ensemble ils posent un certain nombre de questions :

« En quoi la situation des agents de Pôle emploi est-elle différente ?
Les revendications des fonctionnaires sont-elles différentes des nôtres ? Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice dans la fonction publique, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat.
À Pôle emploi, les Négociations Annuelles Obligatoires du 6 mars pour les agents privés et la concertation actuelle de la classification pour les agents publics sont l’occasion pour les syndicats de revendiquer un rattrapage des pertes subies et d’une augmentation du pouvoir d’achat.

L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions.

À Pôle emploi, l’annulation des 297 suppressions d’emplois prévues par la loi de finance 2018. A l'horizon 2022, la concertation interne sur la convention tripartite porte d'ores et déjà les suppressions de postes à 4 000 au niveau national, soit 560 dans notre région. 

Un nouveau plan de titularisation des contractuels, et de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement. L’embauche en CDI de tous les contrats aidés de Pôle emploi… et sûrement pas leur substitution par des services civiques !

Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle. Le respect à minima des engagements de Pôle Emploi en matière d’égalité professionnelle et de véritables mesures qui permettent de supprimer les écarts injustifiés de salaire entre les femmes et les hommes.

L’abrogation du jour de carence. La prise en charge du jour de carence pour les agents publics comme Pôle Emploi le fait pour les agents privés.

La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers.

Vu les choix politiques faits avec la suppression des cotisations salariales chômage et les restrictions budgétaires, c’est bien le financement et donc le devenir du Service Public de l’Emploi et de l’Assurance chômage qui sont en jeu. »

Le constat des organisations syndicales de Pôle Emploi est simple, toutes les raisons sont réunies pour être en grève le 22 mai.

(1) Comité Action Publique 2022 – analyse sur le site confédéral