Isère
La défense de la fonction publique nous concerne tous


Ce mardi 22 mai jusqu’à 4 000 personnes ont manifesté à Grenoble, près de 400 à Bourgoin un peu plus de 200 à Vienne pour « défense de la fonction publique » et contre les réformes du gouvernement. Les syndicats représentatifs dans la fonction publique étaient tous présents, FO, CGT, CFDT, UNSA, FSU, SUD Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL. Dans les manifestations il y avait des hospitaliers, des enseignants, des cheminots, des agents municipaux ou encore étudiants et quelques lycéens.

Les agents demandent une hausse générale des salaires (ils ont perdu 16 % de pouvoir d’achat depuis 2000 notamment à cause d’une période de six années de gel des traitements indiciaires) et ils fustigent l’absence totale de dialogue social avec le gouvernement, tous restent déterminés. Ils contestent entre autres le retour du jour de carence pour maladie ou encore la compensation très imparfaite de la hausse de la CSG. Ils s’opposent aussi au plan de suppressions de 120 000 postes prévu sur cinq ans. Plan qui aggraverait encore la dégradation des services publics, tant sur le plan de la charge de travail pour les agents que de la qualité du service rendu aux usagers.

Au-delà de ces mesures qu’ils contestent, les fonctionnaires manifestent des inquiétudes dont la portée va bien au-delà d’incidences catégorielles ainsi que voudrait le faire croire le gouvernement. Il s’agit bien plus largement en effet de défendre l’avenir des services publics. Or le projet de réforme de la fonction publique constitue « une attaque sans précédent du service public républicain qui est un des piliers de la République par l’expression de ses principes de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de Laïcité » soulignait ce 18 mai, Pascal Pavageau, secrétaire général de la Confédération FO. La défense des principes inhérents au service public républicain nous concerne tous, fonctionnaires et usagers.

 

Isère
Pôle Emploi, toutes les raisons sont réunies pour être en grève le 22 mai

Le tract de Pôle Emploi

Dans un tract diffusé ce jour, 17 mai, les syndicats de pôle Emploi, FO, CGT, CGC, SNU, CFDT, SNAP, Solidaires, UNSA appellent à leur tour à la grève et aux manifestations. Le Président de la République et le gouvernement demeurent sourds aux légitimes revendications portées par les agents à l’occasion de cette mobilisation. Le gel de la valeur du point est maintenu, le jour de carence est rétabli, l’injuste hausse de la CSG est mal compensée, les coupes budgétaires et les suppressions d’emplois sont confirmées.

De nouveaux projets viennent encore noircir un tableau pourtant déjà bien sombre. Tout laisse craindre en effet que CAP 22 (1) ne s’avère être qu’une opération visant à habiller de profondes remises en cause des missions publiques, ce que confirment les annonces inacceptables faites le 1er février qui, si elles sont appliquées, constitueraient à la fois une menace grave contre le Statut Général.

Les syndicats de Pôle Emploi affirment que l’opérateur public ne sera pas épargné. Tous ensemble ils posent un certain nombre de questions :

« En quoi la situation des agents de Pôle emploi est-elle différente ?
Les revendications des fonctionnaires sont-elles différentes des nôtres ? Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice dans la fonction publique, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat.
À Pôle emploi, les Négociations Annuelles Obligatoires du 6 mars pour les agents privés et la concertation actuelle de la classification pour les agents publics sont l’occasion pour les syndicats de revendiquer un rattrapage des pertes subies et d’une augmentation du pouvoir d’achat.

L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions.

À Pôle emploi, l’annulation des 297 suppressions d’emplois prévues par la loi de finance 2018. A l'horizon 2022, la concertation interne sur la convention tripartite porte d'ores et déjà les suppressions de postes à 4 000 au niveau national, soit 560 dans notre région. 

Un nouveau plan de titularisation des contractuels, et de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement. L’embauche en CDI de tous les contrats aidés de Pôle emploi… et sûrement pas leur substitution par des services civiques !

Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle. Le respect à minima des engagements de Pôle Emploi en matière d’égalité professionnelle et de véritables mesures qui permettent de supprimer les écarts injustifiés de salaire entre les femmes et les hommes.

L’abrogation du jour de carence. La prise en charge du jour de carence pour les agents publics comme Pôle Emploi le fait pour les agents privés.

La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers.

Vu les choix politiques faits avec la suppression des cotisations salariales chômage et les restrictions budgétaires, c’est bien le financement et donc le devenir du Service Public de l’Emploi et de l’Assurance chômage qui sont en jeu. »

Le constat des organisations syndicales de Pôle Emploi est simple, toutes les raisons sont réunies pour être en grève le 22 mai.

(1) Comité Action Publique 2022 – analyse sur le site confédéral 


 

Isère
Le 22 Mai, ensemble défendons le Service Public de l’Electricité et du Gaz

Les fédérations syndicales FO Énergie et Mines, FNME-CGT, et CFE-CGC Energies appellent l’ensemble des salariés des industries électriques et gazières à se mobiliser pour la défense et l’avenir du Service Public de l’électricité et du gaz le 22 mai 2018.

Dans un communiqué elles réaffirment que les principales missions de service public doivent être préservées pour :

« - Assurer la sécurité énergétique de toutes et tous sur tout le territoire.

- Assurer la péréquation tarifaire, c’est-à-dire que chacun, où qu’il vive, paie son énergie le même prix.
- Assurer l’indépendance énergétique de la France. - Lutter contre la précarité énergétique.

- Lutter contre le réchauffement climatique par des missions environnementales renforcées et désengagements climatiques de décarbonation.

Garantir enfin, que les biens communs résultant des immenses efforts d’équipement du pays consentis par les citoyennes et citoyens, profitent à l’ensemble des usagers et ne soient pas livrés aux appétits privés. »

Le 22 mai, les salariés du secteur de l'énergie seront dans l'action pour défendre tous ensemble le statut national du personnel des IEG (Industries Électriques et Gazières)

 

Grenoble
Une CAF morte le 22 mai

Caisse d'Allocations Familiales de Grenoble

Les syndicats FO et CGT de la Caisse d’Allocations Familiales de l’Isère appellent à la grève le mardi 22 mai 2018. Les deux organisations syndicales souhaitent défendre les emplois, les salaires et les protections salariales collectives.

Elles constatent que déjà à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de notre département, la direction dénonce tous les accords locaux et les usages plus avantageux que le niveau national.

Le tract distribué à la CAF de l’Isère fait part des craintes et donne le ton : « DEMAIN : POURQUOI PAS CHEZ NOUS ? ! 
Ne nous laissons pas faire, refusons les injonctions stupides et inacceptables du « travailler plus et mieux avec moins de moyens pour toucher moins !  Les ordonnances Macron donnent tous pouvoirs aux directions. Le directeur général de la Cnaf (1) en a bien compris le sens en expliquant : « PAS de CHANTILLY » pour nos droits et conditions de travail ! Il présente une nouvelle COG (2), « PIRE » que la dernière dans laquelle il faudra rendre encore plus de postes. Il prédit un avenir encore plus sombre pour les agents de la CAF. »

C’est pour toutes ces raisons que le personnel de la CAF de l’Isère se joindra aux fonctionnaires à Grenoble dans la manifestation du 22 mai.

(1) CNAF, caisse nationale d’allocations familiales

(2) COG, convention d’objectif et de moyens

 

Lille
Intervention de Cyrille Lama (SPASEEN)
Intervention de Cyrille Lama (SPASEEN), syndicat des personnels administratifs de l'éducation nationale. 

Communiqué du Spaseen pour la journée de grève et de manifestation du 22 mai

Lille
Intervention de FO Conforama 38 au congrès de Lille
Intervention de Pierre-Louis Ferretti au 24e Force Ouvrière congrès de Lille le 24 avril 2018.

Sujet la discrimination syndicale. 

Lille
Intervention de Géraldine Nivon (Valéo 38) congrès de Lille
Intervention de Géraldine Nivon

Lille
Intervention de Jean-Pierre Gilquin (FO 38) congrès de Lille
Intervention de Jean-Pierre Gilquin

Lille
Intervention Jean-Philippe Nivon (Valeo 38) congrès de Lille
Intervention Jean-Philippe Nivon

Isère
En guise d'édito : la conflictualité s’installe

Jean-Pierre Gilquin le 3 mai devant le siège régional de la SNCF à Chambéry

L’inflexible Président « jupitérien » veut imposer ses réformes antisociales à grande cadence : ordonnances pour réformer le Code du travail au pas de charge, augmentation du taux de la CSG qui frappe aux portes-monnaie la plupart des retraités, suppression de postes et menace sur le statut dans la fonction publique, réforme de la SNCF… la barque est chargée... Les cheminots sont dans leur 18e journée de grève et le 22 mai tous les syndicats de la fonction publique seront dans la rue.
 
 
D’ores et déjà, une nouvelle réforme des retraites est annoncée. Diverses consultations sont lancées depuis quelques jours pour une réforme qui serait votée avant la fin 2019, sans réactions, on peut en douter. Mais faisant fi de tous ces mouvements, l’Élysée préparerait déjà les réformes pour la deuxième partie du quinquennat. Sans opposition parlementaire, voire recevant des renforts (réforme de la SNCF) et sûr de son affaire, il refuse tout dialogue avec les organisations syndicales.
D’autres avant lui ont tenté ce passage en force sur des dossiers lourds : sécurité sociale, retraites, ils ont dû à un moment ou un autre reculer sous la pression de la coagulation des revendications non satisfaites. Il est fort à parier que cela pourrait se terminer de la même manière pour « Jupiter ».

Jean-Pierre Gilquin, secrétaire général FO Isère

 
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